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Fraternité musulmane

حدثنا مسدد قال حدثنا يحيى عن شعبة عن قتادة عن أنس رضي الله عنه عن النبي صلى الله عليه و سلم وعن حسين المعلم قال عن النبي صلى الله عليه و سلم قال : ( لا يؤمن أحدكم حتى يحب لأخيه ما يحب لنفسه(

Selon ce qui est rapporté par Anas b. De Malik (ra) le Prophète (saw) a déclaré: «Aucun d’entre vous n’atteindra la véritable foi que lorsqu’il désirera pour son frère ce qu’il désire pour lui-même.» (Bukhari, Iman, 7 ; Muslim, 71-72)

Selon l'Islam, au-delà de toutes les différences qui les séparent, ce qui mérite d’être mis en avant n’est pas, la jalousie, l’envie, la fourberie et les approches polluées de préjugés entre les personnes mais plutôt « la reconnaissance mutuelle » et « la concurrence dans le bien ». D’ailleurs, dans le Coran, tout en rappelant que la bonté ne doit pas rester une simple affirmation, l’accent est mis sur le fait que la véritable bonté (birr) est, avec tous les principes de la foi, possible par une attitude et un comportement bienveillant envers les proches, les orphelins, les pauvres, les voyageurs en difficulté et tous les nécessiteux.

C’est, tout au long de l'histoire, une des maladies les plus remarquables chez l’homme qu’est l'égoïsme. Considérer la vie uniquement du point de vue de ses propres intérêts, vivre de manière égocentrique et ne penser qu’à soi-même ; tout cela est à l’origine des problèmes éthiques et sociaux… L’égoïsme est aussi étroitement lié à la jalousie, l’intolérance, la suffisance et l’arrogance. Au lieu de prôner le respect des droits mutuels, les individus égoïstes et les structures sociales dans lesquelles on les retrouve généralement ont tendance à transformer la structure sociale en une grande arène qui promeut uniquement les intérêts personnels et où l’on assiste fréquemment à des conflits d’intérêts. À telle point que dans cette arène les individus qui ne reconnaissent aucune limite lorsqu’il s’agit de se faire trébucher les uns les autres, voire même de s’éliminer à chaque fois que l’occasion se présente, corrompent l’ordre social avec leurs désirs insatiables, leurs demandes interminables et leurs passions effrénées. Cela n’est pas seulement valable pour les individus mais s’applique également aux structures sociales, aux groupes,  aux communautés, aux peuples et aux Etats que les individus constituent. Pour les entités sociales qui se concentrent uniquement sur leurs propres intérêts, le monde extérieur ne revêt aucune importance ni aucun sens en dehors du fait qu’il peut constituer le domaine où elles peuvent voir leurs intérêts assurés.

La lutte contre l'égoïsme et les maux individuels et sociaux qu’il engendre est en général une question sur laquelle se penchent toutes les religions. Dans le cadre de la prévention contre cette maladie et de son traitement ainsi que des maux dont elle est la cause, l'Islam met en avant un principe important.  Ce principe consiste à « désirer pour les autres ce que l’on désire pour soi-même » ou « refuser pour les autres ce que l’on refuse pour soi-même ». Un principe qui, contre le fait de considérer les seuls intérêts personnels dans les relations entre les individus et de concevoir le monde de manière exclusivement égocentrique, met en avant le fait de se considérer comme une partie de l’environnement social dans lequel vit l’individu et, par conséquent, l’empathie. C’est une règle d’or qui promeut l’intercompréhension et la connaissance mutuelle entre les individus dans leurs attitudes et leurs comportements les uns à l’égard des autres, ainsi que la capacité des individus à se mettre à la place des autres.

L'islam essaie, dans le cadre de cette règle d'or, de traiter dans les relations que les gens entretiennent entre eux, l'égoïsme, l’opportunisme et les autres maladies morales que ces deux premiers engendrent. Il nous rappelle que l'environnement social (voire naturel) dans lequel nous vivons n’est pas un phénomène que nous devons asservir ni utiliser en lui imposant notre domination au gré de nos souhaits, désirs et ambitions, mais un milieu dont nous faisons partie et que nous devons tous ensemble construire et faire vivre sur la base de valeurs telles que le monothéisme, la justice, la bonté, la vérité et la vertu. Selon l'Islam, au-delà de toutes les différences qui les séparent, ce qui mérite d’être mis en avant n’est pas, la jalousie, l’envie, la fourberie et les approches polluées de préjugés entre les personnes mais plutôt « la reconnaissance mutuelle » (Hujurat, 13) et « la concurrence dans le bien » (Baqara, 148). Ce qui doit fonder les attitudes et les comportements que les individus manifestent les uns à l’égard des autres n’est pas une approche qui définit l’autre uniquement du point de vue des intérêts personnels respectifs mais bien celle qui consiste à s’efforcer de se comprendre mutuellement et d’être solidaires en s’entraidant dans la charité et le bien. Dans cette perspective, l’inclination vers la charité, le salut (silm) et la félicité ainsi que le fait de rivaliser dans les bonnes œuvres et la piété sont considérés comme des devoirs fondamentaux. D’ailleurs, le Coran, tout en rappelant que la bonté ne doit pas rester un vœu pieu, met l’accent sur le fait que la véritable bonté (birr) n’est possible, outre l’observance de tous les principes de la foi, qu’en adoptant une attitude et un comportement bienveillants à l’égard des proches, des orphelins, des indigents, des voyageurs dans le besoin et de tous les nécessiteux. (Baqara 177) Ainsi, l’accent est mis sur l’importance pour les individus de veiller les uns sur les autres et de partager leurs biens et richesses avec eux.

La relation entre les frères est une relation d’alliance. « Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres. Ils commandent le convenable, interdisent le blâmable, accomplissent la Ṣalāt, acquittent la Zakāt et obéissent à Allah et à Son messager. Voilà ceux auxquels Allah fera miséricorde, car Allah est Puissant et Sage. » (Tawba, 71)

À ce titre, la relation entre les croyants, en particulier, est encore plus enracinée et repose sur le droit de la fraternité. La relation entre les frères est une relation d’alliance. « Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres. Ils commandent le convenable, interdisent le blâmable, accomplissent la Ṣalāt, acquittent la Zakāt et obéissent à Allah et à Son messager. Voilà ceux auxquels Allah fera miséricorde, car Allah est Puissant et Sage. » (Tawba, 71)

Les frères sont comme les membres d'un corps ou les briques d'un édifice ou d’un mur ; lorsqu’un membre du corps souffre tout le corps ressent la douleur, ou lorsqu’une brique est endommagée tout l’édifice en subit les conséquences. Par conséquent, les croyants constituent un tout et entre frères, les peines ou les joies sont partagées. Ce qui doit fonder les relations entre eux, ce ne sont pas les intérêts personnels ni les pensées et approches égoïstes mais plutôt l’observance et le respect mutuels des droits et la recherche de l’intérêt commun. Le croyant ne dupe personne, ne manigance pas, ne trahit pas, n’enchérit pas sur son frère lorsque celui-ci s’est engagé dans une transaction et ne dors pas rassasié alors que son frère est affamé. En règle générale, la référence fondamentale déterminante pour les individus dans les relations personnelles qu’ils entretiennent entre eux réside dans les limites qu’Allah a tracées. Dans cette perspective, ordonner le convenable et interdire le blâmable font partie des devoirs les plus élémentaires que les croyants doivent observer les uns à l’égard des autres.

C’est un fait qu’aujourd'hui toute l'humanité traverse une crise et que, malheureusement, elle n’épargne pas les sociétés musulmanes non plus.... Les injustices, l’oppression, la tyrannie, la pauvreté et la corruption dominantes dans le monde en général et dans les territoires où nous vivons en particulier en sont la preuve manifeste. Si seulement la règle selon laquelle « Aucun d’entre vous n’atteindra la véritable foi que lorsqu’il désirera pour son frère ce qu’il désire pour lui-même » était adoptée comme principe, il serait possible de venir à bout de la plupart des maux qui tourmentent l’humanité. Par conséquent, la première chose qu’il convient de faire, c’est d’ériger ce principe fondamental de l’Islam, non pas par la simple parole mais en l’intériorisant, en une valeur déterminante dans notre vie, notre attitude et nos comportements et de le faire connaitre aux autres à travers notre propre personne.

 

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