Sira
Vie du Prophète Muhammad (saw)
 

Le Prophète de l'Islam, pourquoi étudier sa vie ?

LE PROPHETE DE L’ISLAM, POURQUOI ETUDIER SA VIE ?*

Muhammad (saw) ne réclame point pour lui le monopole de la dignité de Messager de Dieu ; bien au contraire, il assure que Dieu avait envoyé, avant lui, de semblables messagers chez tous les peuples. Il en nomme quelques-uns, comme Adam (as), Noé (Nouh) (as), Abraham (Ibrahim) (as), Moise (Moussa) (as), David (Davud) (as), Jésus (Issa) (as), et ajoute qu’il y eut d’autres dont il n’a pas cité les noms.

1. Louange à Dieu, Seigneur des mondes ; c’est Toi seul que nous adorons, et c’est Toi dont nous implorons secours. Quant à Muhammad, - que Dieu se penche sur lui et le prenne en Sa sauvegarde, - nous lui témoignons nos respects et notre gratitude pour tout ce qu’il a fait pour le bien de l’humanité !

2. La conception d’un messager de Dieu peut différer selon les pays, les milieux et les époques. Chez les Musulmans, l’homme est, de toutes les créatures, la plus digne ; et un messager de Dieu est le plus digne, le plus parfait parmi les hommes. Cela ne se conçoit évidemment que sous les meilleurs aspects de l’humanité.

3. La vie humaine comporte deux grandes divisions : matérielle et spirituelle. Créer un équilibre harmonieux entre ces deux domaines, donner un exemple pratique d’une telle vie aux autres humains, tel serait l’idéal d’un guide pour les mortels.

4. L’Histoire a connu d’innombrables cas de rois, de savants, de saints et d’autres personnages éminents, dont la vie fournit les meilleurs exemples à suivre. Pourquoi étudier la vie de Muhammad (saw), un homme comme les autres, alors qu’il est mort il y a plus de 13 siècles, qu’entre-temps la science fait d’incroyables progrès, et que les circonstances, les conceptions mêmes de notre vie sont profondément transformées ?

5. Pour un musulman, la réponse est simple : il ne peut pas être musulman s’il ne suit pas la conduite son Guide dans la vie. Mais pour celui qui ne connaît pas encore les détails de la Sîrah (biographie de Muhammad (saw)), il est utile de rappeler certains faits:

a) Son enseignement a été rédigé sous ses propres auspices et conservé pour la postérité d’une manière digne de foi. Parmi les fondateurs des différentes grandes religions, Muhammad (saw) eut l’heureuse idée non seulement de communiquer à son peuple les révélations et les commandements divins qu’il recevait de temps à autre, mais également de dicter à ses scribes et d’assurer la multiplication de leurs propres copies parmi ses disciples. Quant à la conservation de son enseignement, ce fut un devoir religieux pour les Musulmans de réciter dans leurs offices les passages des mêmes révélations. On devait donc apprendre par cœur le texte sacré. La tradition a sans cesse continué à avoir les copies écrites de ces révélations, le Qur’ân, ainsi qu’à les apprendre intégralement par cœur, chacun des deux procédés venant à l’aide de l’autre pour la transmission authentique du message divin, en langue originelle. Le texte de ce Qur’ân est plus volumineux que le Pentateuque et les quatre Évangiles réunis. Ne nous étonnons donc pas qu’il contienne des directives pour tous les domaines de la vie humaine.

Dès le premier jour de sa mission, Muhammad (saw) s’adresse au monde tout entier : il ne se borne point à un peuple ou à une époque quelconque ; il ne reconnaît pas les inégalités de race et de classe : pour l’Islam, l’égalité absolue des hommes, et la supériorité individuelle du fait des œuvres volontaires, sont la règle.

b) Muhammad (saw) ne réclame point pour lui le monopole de la dignité de Messager de Dieu ; bien au contraire, il assure que Dieu avait envoyé, avant lui, de semblables messagers chez tous les peuples. Il en nomme quelques-uns, comme Adam (as), Noé (Nouh) (as), Abraham (Ibrahim) (as), Moise (Moussa) (as), David (Davud) (as), Jésus (Issa) (as), et ajoute qu’il y eut d’autres dont il n’a pas cité les noms. Il ne réclame que la seule fonction de restaurateur de la vérité éternelle, de revivificateur de ce que les anciens prophètes ont enseigné, mais dont l’enseignement a subi des dégradations par suite de guerres et des révolutions survenues dans la fâcheuse histoire des descendants d’Adam et Eve. Muhammad (saw) ne fut pas déçu dans sa conviction que son conviction que son propre enseignement du message divin resterait intact après lui, sans que Dieu eût besoin de l’envoi d’un nouveau messager. En effet, nous possédons le Qur’ân et le Hadith en langue originelle.

c) Dès le premier jour de sa mission, Muhammad (saw) s’adresse au monde tout entier : il ne se borne point à un peuple ou à une époque quelconque ; il ne reconnaît pas les inégalités de race et de classe : pour l’Islam, l’égalité absolue des hommes, et la supériorité individuelle du fait des œuvres volontaires, sont la règle.

d) Le bien parfait comme le mal complet ne constituant, dans la société humaine, que de rares exceptions, la plupart appartiennent à la catégorie des hommes moyens. Muhammad (saw) ne se borna pas à s’adresser aux « anges » parmi les humains : son message fut essentiellement destiné aux gens du commun, à l’immense majorité des mortels. Selon l’expression du Qur’ân, c’est « belle part ici-bas, belle part aussi dans l’au-delà » que l’homme doit chercher.

e) L’histoire humaine ne manque pas de grands rois, de grands conquérants, de grands réformateurs, de grands ascètes, etc., mais la plupart du temps, chacun n’a de valeur que dans son propre domaine. L’assemblage de tous ces divers aspects chez un seul homme, comme c’est le cas chez Muhammad (saw), est non seulement très rare, mais constitue aussi un cas où l’enseignement eut la chance d’être mis en application par celui même qui avait enseigné : la direction est équilibrée par l’expérience.

f) Comme réformateur, il suffit de dire que Muhammad (saw) est le fondateur d’une religion, qui est une des plus grandes religions du monde actuel, qui existe toujours vigoureusement, et dont les pertes, en comparaison de ses gains quotidiens, sont presque négligeables. Comme ascète et pratiquant de ses propres doctrines, nous verrons que la vie du Muhammad (saw) fut irréprochable. Comme organisateur social, nous savons qu’il est parti de rien, dans un pays de bellum omium contra omnes, et finit en dix ans par constituer un état de plus de 3 millions de kilomètres carrés, comportant la totalité de la péninsule arabique avec les régions méridionales de l’Iraq et de la Palestine. Il le légua à ses successeurs qui l’étendirent, en une quinzaine d’années seulement après lui, sur les trois continents de l’Europe, de l’Afrique et de l’Asie. Comme conquérant, la totalité des pertes des deux côtés dans ses guerres ne dépasse pas quelques centaines d’hommes ; et cependant sur tous ces territoires l’obéissance était parfaite. En effet, il régnait sur les cœurs beaucoup plus que sur les corps. Quant au succès de sa mission de son vivant, lors de son Dernier Pèlerinage de la Mecque, il put s’adresser à un rassemblement d’environ 150 000 fidèles à Arafat, alors qu’un plus grand nombre encore de musulmans étaient restés chez eux à ce moment historique.

g) Muhammad (saw) ne se croyait jamais au-dessus des lois qu’il imposait à ses fidèles : bien au contraire, il priait, il jeûnait et il donnait l’aumône beaucoup plus encore qu’il ne l’exigeait de ses disciples. Comme nous allons le voir, il était juste et même compatissant envers ses ennemis, en temps de paix comme en temps de guerre.

h) Quant à son enseignement, il intéresse tous les aspects de la vie humaine : les croyances, les pratiques spirituelles, la moralité, l’économie, la politique, bref tout ce qui concerne la vie individuelle ou collective, spirituelle ou temporelle. Et, d’ailleurs, il a laissé sur tout cela son propre exemple.

6. Il faut donc l’étudier avant de le juger.

Muhammad (saw) ne se croyait jamais au-dessus des lois qu’il imposait à ses fidèles : bien au contraire, il priait, il jeûnait et il donnait l’aumône beaucoup plus encore qu’il ne l’exigeait de ses disciples. Comme nous allons le voir, il était juste et même compatissant envers ses ennemis, en temps de paix comme en temps de guerre.

*Extrait de l'oeuvre, Le Prophète de l'Islam, Sa Vie, Son Oeuvre de Muhammad Hamidullah

 

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