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Ramadan et Fêtes
 

Les deux joies du jeûneur

“Le jeûneur connait deux moments de joie: Le premier, la joie qu’il éprouve lorsqu’il rompt son jeûne; le second, celle qu’il éprouve lorsqu’il rencontre son Seigneur.”
(Boukhari, Sawm 9 ; Muslim, Siyam 163)

Il devrait y avoir une bonne raison de se priver du matin au soir de nos aliments quotidiens et habituels. De rester volontairement affamé, voire même volontairement assoiffé…

Il devrait y avoir une raison intelligible qui vous pousse à jeûner…

Cette raison devrait exister afin que vous puissiez, au final, en tirer une bonne moralité.

Cependant, le Prophète (saw), indique dans son hadith qu’il n’y a pas une mais deux raisons. Comme si la première raison consistait à retrouver toute cette bonne et abondante nourriture qui nous a été prodiguée, et la seconde, à rejoindre Celui qui l’a prodiguée…

Car il semblerait que nous banalisons la valeur d’une chose à laquelle nous sommes coutumiers. Songez à ce jeu informatique que vous ne possédiez pas encore, combien il était à vos yeux inaccessible et précieux. Seulement, après avoir joué avec pendant une certaine période constatez à quel point ce jeu devient banal pour vous.

Ou alors cette paire de chaussures qui vous avaient tant plu. Vous trouvez dans un premier temps qu’elles vous vont à merveille. Et, plus vous les chaussez, plus elles finissent, elles aussi, par devenir banales pour vous.

Il en va de même pour les aliments. À force de les consommer, leurs goûts en viennent presque à disparaitre. La plupart du temps, vous les ingurgitez sans même vous préoccuper de leurs belles apparences ni d’apprécier leurs saveurs…

En revanche, en état de jeûne, vous en êtes réduits à en imaginer le goût et vous en ressentez le manque. Vous vous rappelez à quel point ils étaient succulents et combien ils semblaient plus appétissants les uns que les autres et variés.

Le soir enfin, lorsque vous goûtez le mets au moment de l’iftar, vous lui trouvez un goût très particulier et différent. Les soirs du jeûne, même le pain et l’eau vous semblent meilleurs que d’habitude. Et la pastèque devient très sucrée, l’abricot mielleux et le sel tel un remède.

Oublier, toute la journée, d’être le chat qui rôde dans la cuisine et attendre le coucher de soleil dans la pièce la plus éloignée de cette cuisine n’est guère chose aisée, je le sais. Mais je pense qu’il est possible de passer facilement une telle journée pour goûter, à la fin, à une grande joie.

Et puis, au soir, lorsqu’arrive le moment de l’iftar, éprouver en même temps les deux joies dont parlait le Prophète (saw), et bien cela est un véritable bonheur !

 

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