Le Prophète Muhammad (saw)
Sa vie prophétique
 

Les principes d’enseignement et d’éducation du Prophète Muhammad (saw)

« Selon les hadiths du Prophète (saw) et sa Sunna, l’identité et la personnalité du musulman doivent se distinguer par l’équilibre entre ce monde et l’au-delà et non pas par un attachement exclusif à ce monde, par sa fiabilité et son honnêteté et non pas par son mensonge et son hypocrisie, pour être toujours du côté de la sagesse et de la réalité et non pas du côté de la conjoncture, il se doit de se contenter de peu et ne pas être avide, d’être satisfait de sa situation et ne pas être cupide, d’être généreux et ne pas être avare, être humble et loin de toute forme d’orgueil, il ne peut être une personne lourde, mais doit être celui que l’on apprécie et qui sait apprécier les autres. »

Le Coran nous informe à travers le verset, « c'est Lui qui a fait de vous les successeurs sur terre et qui vous a élevés, en rangs, les uns au-dessus des autres, afin de vous éprouver en ce qu'Il vous a donné» (En’am/165), que la raison et l’objectif de notre création n’est rien d’autre que nous éprouver. La créature concernée par cette épreuve naît en tant qu’Homme. Mais il n’est pas aussi évident de vivre et  mourir tel un Homme.

Certes, l’être humain a été créé « faible », « injuste », « ignorant », et « impatient » : « Oui, l'homme a été créé impatient [hulu’an]; quand le malheur le touche, il est abattu; et quand le bonheur le touche, il refuse de le partager. » (Mara’ij/19-21). Tout de suite après ce verset, il est fait exception et est promis le paradis à ceux qui prient régulièrement et convenablement, qui aide les nécessiteux et les dépourvus,  qui sont conscients du jour du jugement, ceux qui protègent leur chasteté et leur honnêteté.  Il apparaît dans le Coran que cette épreuve s’illustre d’un point de vue individuel et social autour des points suivants : l’adoration d’Allah, la construction sur terre d’une autorité et d’une politique justes, ainsi que la construction et le rétablissement d’un monde meilleur. (Zariyat/56, A’raf/128-129, Sad/26, Hud/61). La mission et la responsabilité de L’Homme, si injuste et ignorant, se résume donc à ces trois points. (Ahzab/72).

Ainsi le Prophète Muhammad (saw), qui affirma « j’ai été envoyé comme enseignant » et « celui qui se détourne de ma sunna, c’est-à-dire ma conduite et ma méthode, n’est pas des miens », durant sa jeunesse, l’âge adulte, puis la vieillesse, a décrit sa responsabilité et sa mission comme étant le plan et la méthode à suivre (minhaj) qu’il va commenter dans le passage, « A chacun de vous Nous avons assigné une législation (sharia) et un plan à suivre (minhaj) à suivre» comme n’étant rien d’autre que sa Sunna.

Notre amour du Prophète Muhammad (saw) est le résultat de notre obéissance à Allah. Sans aucun doute, l’aimer signifie être conscient de son exemplarité parfaite et de le prendre comme modèle. La méthode consistant à prendre exemple ou  à suivre un modèle est très efficace quant à l’éducation de l’Homme et permet d’obtenir des changements concrets dans son attitude et comportement. Il est dit en ottoman, « Lisan-ı hâl, lisan-ı kalden entaktır », ce qui signifie qu’un comportement et une conduite exemplaires sont plus efficaces que des paroles vides.

Nous allons tenter de présenter dans cet article les méthodes d’accompagnement et d’enseignement pratiquées par le Prophète Muhammad (saw) :


L’influence de la famille et de l’entourage

L’influence de la famille et de l’entourage est indéniable et a été confirmée par le Prophète Muhammad (saw) dans le hadith : « Chaque nouveau-né vient au monde selon la fitra, nature avec laquelle il fut créé, mais ce sont ses parents qui font de lui un juif, un chrétien ou un mazdéen » (Boukhari, Tafsir (sourat 30), 1; Abu Daoud, Sunna, 17; Muwatta’, Janaiz, 53; Ahmed b. Hanbal, II, 233). Ce hadith indique que chaque enfant naît sur une nature seine et un esprit pur, mais que par la suite cette nature se transforme, et prend forme, selon les croyances de sa mère et son père. L’enfant se construit particulièrement à travers les enseignements de son foyer et possède en lui les traces de l’éducation de son père et de sa mère.

Lorsque le Prophète (saw) désirait conseiller un enfant, il s’adressait à son cœur et attirait son attention en l’appelant, « Bounayya » qui signifie fiston : « Ô fiston (Anas bin Malik) ! Lorsque tu rentres auprès de ta famille passe leur le salut (salam). Ainsi cela apportera la bénédiction (baraka) à toi ainsi qu’aux membres de ton foyer ! » (Tirmidhi, Isti’zan, 10). Durant cette étape, le prophète (saw) enseignait et transmettait aux enfants les bases d’une pensée logique et les principes de la croyance. Effectivement, alors qu’Ibn Abbas était sur la celle arrière de la monture, le Prophète (saw) lui avait enseigné une vérité qui le motivera jusqu’à son dernier souffle et donnera un sens à sa vie: « Sache bien que, si le monde entier se réunissait pour t'être utile, ils ne te seraient d’utilité uniquement autant que Dieu aurait écrite en ta faveur. Et s'ils se réunissaient pour te causer dommage, ils ne te causeraient dommage autant que Dieu aurait écrite à ton encontre. » (Ahmed b. Hanbal, I, 293)


Établir une communication particulière à l’égard des jeunes

Le Prophète (saw) accordait de la valeur aux personnes quel que soit leur âge. Chaque compagnon qui discutait avec lui avait le sentiment d’être estimé davantage que les autres. Les jeunes possédaient une place très particulière à ses yeux, il établissait une relation chaleureuse et discutait longuement avec eux. Les jeunes, qui  ont grandi à ses côtés, ont transmis avec joie et se sont remémorés sans cesse tous les enseignements et l'expérience qu’ils ont acquis à ses côtés. Un de ces chanceux jeunes est le compagnon Abou Mahzura (ra). Ce jeune nous raconte, alors qu’il n’était pas encore musulman, ses premières émotions ressenties lorsqu’il avait tout juste goûté à la foi, en accompagnie de ses amis.

« Le Prophète Muhammad (saw) était de retour de la bataille de Hounayn. J’étais en compagnie d’un groupe de dix jeunes, tous de La Mecque. On a croisé le Prophète (saw) sur la route d’Hounayn. Tandis que son muezzin appelait à la prière, nous étions dans un coin en train de nous moquer et répéter ses paroles. Une fois l’adhan (appel à la prière) fini, le Prophète (saw) nous a fait venir en disant: “L’un d’eux possède une belle et forte voix”. Puis il a demandé : “Qui a une voix forte ?” Tout le monde m’a montré du doigt, alors il a laissé partir les autres et m’a retenu à ses côtés. Puis il m’a dit : “Vas-y, lis l’adhan !” Malgré que je détestais le Prophète (saw) ainsi que ce qu’il m’avait demandé de faire, je me leva. C’est le Prophète Muhammad (saw) lui-même qui m’a enseigné l’appel. Quand j’ai fini, il m’a appelé puis m’a donné une bourse de pièce d’argent. Il m’a massé le front et la poitrine et m’a félicité en priant pour moi « Que Dieu te bénisse ! ». Je lui ai alors demandé : “Ô Prophète, permets-moi d’être le muezzin de La Mecque ?” Et il a répondu : « Très bien, dorénavant cette responsabilité t’appartient ! » C’est ainsi que tout mon mépris envers lui disparut et laissa place à un amour inexplicable. Mon cœur débordait de joie et d’amour à son encontre. Après la décision du Prophète (saw), je suis allé voir le gouverneur de La Mecque, Attab bin Asid, et j’ai été, ainsi que lui, muezzin de La Mecque. » (Ahmed bin Hanbel, III, 409; Nasai, Adhan, 5, 6; İbn Maja, Adhan, 2; İbn al Athir, Usdual-ghâb, I, 150, V, 292)

La morale du Prophète Muhammad (saw) est le Coran et la Sunna désigne ses méthodes d’enseignement et son mode de vie exemplaire.

Abou Mahzura (ra) a été, à partir de l’année de la conquête de La Mecque, juste après conversion en compagnie du Prophète (saw) à Ji’rana, jusqu’à l’année 59 de l’hégire, muezzin de la mosquée sacrée (Masjid al Haram). Alors qu’il était rempli de haine et d’inimitié contre le Prophète (saw), au point de se moquer de l’adhan de Bilal Al-Habachi (ra), il a par la suite eu l’honneur de devenir l’un des quatre muezzins du Prophète (saw) qu’il admirait dorénavant de tout son cœur. Après sa mort, son fils puis ses petits-enfants ont, durant de nombreux siècles, perpétué sa fonction de muezzin.

Un autre exemple de sa relation avec les jeunes nous a été transmis par Anas bin Malik (ra) : « Un enfant (ou jeune) juif était au service du Prophète Muhammad (saw). Un jour, il est tombé malade, le Prophète (saw) est parti alors lui rendre visite. Il s’est assis à ses côtés et l’a invité à devenir musulman en disant : « Deviens musulman !» Cet enfant a alors regardé avec enthousiasme son père. Puis celui-ci lui a dit : « Obéis à Abou al-Qasim (le Prophète) ! » Il s’est alors tout de suite converti à l’Islam. Le Prophète (saw) a alors dit (alors que ce jeune avait rendu l’âme): « Louange à Allah qui l’a sauvé du feu! » tout en quittant sa maison. (Boukhari, Janaiz, 79; Abou Dawoud, Janaiz, 5; Ahmed b. Hanbal, III, 175)


Proposer des alternatives

Donner un soutien spirituel en priant pour les personnes et en leur proposant des solutions alternatives constitue des éléments importants de la méthode prophétique. Rafi’ al-Ghifari (ra) raconte: « Alors que j’étais encore un enfant, on m’a attrapé en train de jeter des pierres sur un dattier et emmené devant le Prophète (saw). Il m’a demandé "Mon petit, pourquoi as-tu jeté des pierres sur ce dattier ?" J’ai répondu alors que c’était pour en manger, car j’avais faim. Le Prophète dit alors : « Ô mon enfant, ne jette plus de pierre, mais mange celles qui sont tombées au sol » et il a prié: « Ô Allah, rassasie cet enfant ! » (Ibn Maja, Tijara, 67; Abou Dawoud, Jihad, 85)


Le principe de facilité et la voie de la modération

Le Prophète Muhammad (saw) a dit : “La religion est aisance et facilité. Que personne ne cherche à être trop rigoureux dans l'observance de la religion sinon il succombera à sa tâche. En conséquence, restez dans un juste milieu. Gardez espoir et aidez-vous pour cela par le matin, le soir et un peu par la nuit (c’est-à-dire les prières effectuées durant ces trois moments)” (Boukhari, Iman, 29)   et “Il est question d’exagération (gaspillage) dans les ablutions, et cela même que vous soyez au bord d’une rivière” (İbn Maja, Tahara, 48; Ahmed b. Hanbal, II, 221). Le Prophète (saw), à travers ces paroles très pédagogiques, avait projeté d’éduquer les générations futures à la discipline et à la modération. La modération se résume à suivre le juste milieu dans tous ses actes, sentiments, pensées, actions et conduites. Une fois que cet équilibre est devenu une habitude et présente une continuité alors cela se transforme en une de nos vertus (fadila).

De plus le Prophète (saw) nous a montré la voie de la facilité en indiquant qu’ “Allah aime que nous appliquions sa législation principale (adhima), mais apprécie également que l’on utilise les permissions (rukhsa) qu’il nous a accordées” (Ahmed b. Hanbel, II, 108; İbn Hıbban, Sahih, II, 69, VI, 451 ; ce hadith a été transmis du Prophète (saw) (marf’ou) par Ibn Abbas, Ibn Mas’oud et Ibn Omar. Shuaybal-Arnaout considère que la transmission d’Ibn Abbas est authentique, celle d’Ibn Omar forte (qawî), tandis que celle d’Ibn Mas’oud est plus authentique en tant que sa parole personnelle (Mawquf) ). Abdullah bin Amr (ra) avait avoué en fin de vie, regretter de ne pas avoir tendu l’oreille aux facilités et aux permissions que le Prophète Muhammad (saw) lui avait rappelées, concernant le fait d’alléger les adorations et s’éloigner des pratiques trop lourdes.

Le Prophète Muhammad (saw) avait mis en garde Abdoullah bin Amr (ra) et lui avait dit : “Abdallah ! Ne sois pas comme untel, alors qu’il effectuait sans cesse la prière de la nuit, maintenant il ne se lève plus du tout” (Boukhari, Tahajjud, 19 ; Muslim, Siyam, 185). Il a été clairement conseillé dans ce hadith de ne pas chercher à porter de lourdes charges durant un moment et finalement tout lâcher de fatigue. Il est complètement incohérent de pratiquer de la sorte un jour, pour ensuite ne plus rien faire le jour d’après, alors même que le Prophète nous a mis en garde quant au fait que la journée du croyant doit toujours être meilleure que celle qui l’a précédé.


La sérénité et le bonheur au sein de la famille

Notre seigneur, qui a présenté le Prophète (saw) comme étant un modèle parfait et universel, a donné aux maris les conseils suivants concernant leurs conjointes: “Et comportez-vous convenablement envers elles. Si vous avez de l'aversion envers elles durant la vie commune, il se peut que vous ayez de l'aversion pour une chose où Allah a déposé un grand bien » (Nisa/19). Le Prophète (saw) s’inspirant de ce verset, a prononcé cette parole pleine de sagesse : “Le croyant ne doit pas haïr la croyante (sa femme), s'il trouve en elle un défaut, il trouve également une qualité qui le satisfait” (Muslim, Rada, 61). Notre cher et bien-aimé Prophète (saw), un père tendre, qui durant ses derniers jours, a consolé sa fille Fatima triste de devoir le quitter en lui disant: “Fatima, ne voudrais-tu pas être la reine (sayyida) des croyantes” (Buhari, İsti’zan, 43). Un grand-père affectueux qui avait pris son petit-fils Hasan et Oussama bin Zayd sur ses genoux et prié: “Ô Allah aime ces deux si, je les aime du fond de mon cœur” (Boukhari, FedailAshabal-Nabi, 18). Et un mari parfait par sa parole: “Le meilleur d’entre vous est celui qui est le meilleur à l’égard sa famille et je suis celui qui est le meilleur envers sa famille » (Ibn Maja, Nikah, 50). Il rappelait sans cesse à sa famille l’importance de la prière en raison du verset : “Et commande à ta famille la Salat (prière), et fais-la avec persévérance” (Taha/132).


La paix sociale, une autorité et un pouvoir judiciaire justes

Cette parole du Prophète Muhammad (saw) concernant le jugement des litiges est d’une importance primordiale pour la paix sociale et la création d’un État de droit: “Je ne suis qu'un être humain et vous me prenez pour arbitre dans vos litiges. Quand vous plaidez devant moi, il se peut que l'une des parties plaidantes soit plus habile dans l'argumentation que l'autre et que je prononce ainsi la sentence en sa faveur. Celui qui s'empare ainsi du bien de son coreligionnaire, qu’il s’en abstienne, je ne lui aurai donné qu’une braise de feu. » (Boukhari, Shehadat, 27; Muslim, Aqdiya, 4; Abu Daoud, Aqdiya, 7; Tirmidhi, Ahkâm, 11; Nasai, Qudat, 13; İbn Maja, Ahkâm, 5; Muwatta’, Akdıye, 1; Ahmed b. Hanbal, VI, 203.)

Le Prophète (saw) a annoncé le paradis au gouverneur compétent et bon: “Les gens du paradis sont au nombre de trois: un gouverneur juste qui pratique l'aumône et œuvre dans le bien; un homme miséricordieux ayant le cœur tendre envers chaque proche et musulman; et un pauvre ayant une famille, mais qui s’abstient de mendier” (Muslim, Janna, 63; Ahmed bin Hanbal, II, 425) Et il refusait que l’on donne une quelconque responsabilité ou autorité aux personnes qui par leur nature ne pourraient pas assumer cette charge. Ainsi, il avait répondu à Abou Dhar al-Ghifari (ra), alors qu’il désirait devenir fonctionnaire responsable de la zakat (impôts) : “Tu es un homme faible, et cela est une responsabilité qui, le Jour de la Résurrection, sera une cause d'humiliation et de regret pour celui qui n’aurait pas réussi à s’en acquitter comme il le faut” (Muslim, Imara, 16). D’ailleurs dans cet autre hadith, “Lorsque les responsabilités seront confiées aux personnes incompétentes, attends la fin du monde”, le Prophète (saw) nous informe de la dégénération de la société lorsque les responsabilités seront perdues et confiées aux personnes qui n’en ont pas les compétences. De plus le Prophète Muhammad (saw) souligna que ce ne sont uniquement nos œuvres, notre piété et notre prise de responsabilité qui nous élèverons, et non pas nos racines ethniques : “celui dont les actions le rabaissent, ses origines ethniques ne l’élèveront pas” (Muslim, Dhikir, 38).

Le système éducatif et la méthode d’enseignement du Prophète Muhammad (saw) ne visent pas à créer une autorité sur les individus, mais a pour objectif de faire de ceux-ci, des Humains. Aimer et détester pour Allah, être indulgent et sanctionner les coupables, avoir de l’humour et faire des plaisanteries, illustrer nos propos, enseigner par étapes et selon des priorités et user de questions-réponses sont des méthodes d’éducation totalement présentes dans la vie du Prophète (saw). Le Prophète (saw) a pour objectif, à travers sa méthode, d’améliorer la personnalité des Hommes, qui par sa nature est très complexe et variée.


Invoquer Allah, puis s’en remettre à lui (iltija)

Invoquer Allah, puis attendre Sa décision finale, est un principe essentiel de la méthode d’enseignement prophétique : « Ô seigneur! Je me réfugie auprès de Toi contre un savoir inutile, un cœur qui ne (Te) craint pas, une âme qui n’est jamais satisfaite et une invocation qui ne serait être exaucée !” (Nasai, Istiadha, 65) “Ô Allah, le Hayy (Le Vivant) et le Qayyum (L’Immuable)! Je me remets à Ta miséricorde et implore Ton aide ! Arrange toutes mes affaires et ne me laisse ne serait-ce qu’une seconde, jamais seul face à mon ego !” (Hakim, Mustadrak, I, 545). Et il disait en sortant de chez lui : “Au nom d’Allah, je m’en remets à Allah, il n’y a de force et de puissance que par Allah. Ô Seigneur, je cherche protection auprès de Toi pour que je n’égare personne ou que je ne sois égaré, pour que je ne commette aucune faute ou qu’on ne m’incite à en faire, pour que je n’oppresse personne ou que je ne subisse une oppression, pour que je ne sois injuste ou que je ne subisse une injustice !” (Abou Dawoud, Adab, 112 ; Tirmidhi, Da’awat, 35 ; Ibn Maja, Doua, 18 ; Ahmed bin Hanbal, VI, 306)


Conclusion

En dehors des principes pédagogiques énoncés dans cet article à partir d’exemples de la vie du Prophète Muhammad (saw), il existe encore de nombreuses pratiques prophétiques qui n’ont pas pu être détaillées. Telles que, parler d’une manière simple, compréhensible et concise, utiliser la gestuelle, répéter sa parole plusieurs fois, transmettre le message par l’envoi de lettres, persuader l’interlocuteur, dessiner et schématiser certaines pensées, se limiter qu’à un simple geste concernant les sujets un peu délicats, attendre le bon moment et les bonnes circonstances pour parler d’un sujet, agir et parler selon le niveau et la situation de ses interlocuteurs, éviter les malentendus, donner en avance les explications nécessaires pour éviter les réactions futiles, écouter, raconter et interpréter les rêves.

En résumé, Le système éducatif et la méthode d’enseignement du Prophète (saw) ne visent pas à créer une autorité sur les individus, mais a pour objectif de faire de ces individus, des Humains. Aimer et détester pour Allah, être indulgent et sanctionner les coupables, avoir de l’humour et faire des plaisanteries, illustrer nos propos, enseigner par étapes et selon des priorités et user de questions-réponses sont des méthodes d’éducation totalement présentes dans la vie du Prophète (saw). Le Prophète (saw) a pour objectif, à travers sa méthode, d’améliorer la personnalité des croyants, qui par sa nature est très complexe et variée.

Selon les hadiths du Prophète (saw) et sa Sunna, l’identité et la personnalité du musulman doivent se distinguer par l’équilibre entre ce monde et l’au-delà et non pas par un attachement exclusif à ce monde, par sa fiabilité et son honnêteté et non pas par son mensonge et son hypocrisie, pour être toujours du côté de la sagesse et de la réalité et non pas du côté de la conjoncture, il se doit de se contenter de peu et ne pas être avide, d’être satisfait de sa situation et ne pas être cupide, d’être généreux et ne pas être avare, être humble et loin de toute forme d’orgueil, il ne peut être une personne lourde, mais doit être celui que l’on apprécie et qui sait apprécier les autres.

Tandis que les mauvaises habitudes telles que l’ingratitude, le pessimisme, l’égoïsme, la jalousie, le mensonge, la haine, l’inimitié, la peur, le recourt au maudissement, le manque de confiance, la soumission à son ego, l’ennui, le désespoir et la naïveté sont absents des traits de caractère de notre bien-aimé, le Prophète Muhammad - Que la prière et le salut soient sur lui ainsi que sa famille et ses compagnons !

 

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