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Tromperie


حدثنا قتيبة حدثنا الليث عن عقيل عن الزهري عن ابن المسيب عن أبي هريرة رضي الله عنه : عن النبي صلى الله عليه و سلم أنه قال لا يلدغ المؤمن من جحر واحد مرتين

Selon une transmission d’Abou Hourayra (ra) le Prophète (saw) a dit : «  Le croyant ne se fait pas mordre à deux reprises par le même trou de serpent. »(Buhârî, Edeb 83; Müslim Zühd 63)

Abou Azza ne savait pas que devant lui se trouvait non seulement un Prophète clément, mais aussi un commandant d’armée intelligent, vigilant, attentif et un chef d’État. Durant toute sa vie, l’Envoyé d’Allah (saw) a tenu toutes ses promesses à tel point que même les polythéistes le nommaient Muhammad Al-Amin (L’honnête Muhammad). Dans un hadith, il a dit «  Le croyant ne se fait pas mordre à deux reprises par le même trou de serpent. » et, il ordonna de punir Abou Azza pour cause de crime de guerre.

Abou Azza était un poète, maître de la satire, portant du bois pour l’enfer, frappant les Musulmans avec ses paroles. A Badr, il fit partie des rangs des mécréants Mecquois. Il faisait de ses paroles des flèches pour les envoyer sur les Musulmans. Lors de cette bataille les mécréants avaient été vaincus, ils avaient soixante-dix pertes et autant de prisonniers. Abou Azza faisait partie des prisonniers et, il ne possédait pas de biens pouvant le sauver ni un proche riche pouvant payer les quatre milles dirhams de rançon à son nom. Son seul espoir était de parler avec le Prophète (saw) et lui expliquer sa situation en montrant tout son talent à utiliser la langue.

Il expliqua sa situation en baissant sa tête Abou Azza. L’Envoyé d’Allah (saw) l’écouta avec une grande attention, il eut pitié de lui. Mais, il s’inquiétait à propos du fait qu’il continue à réciter ses poèmes d’hostilité envers l’Islam après sa libération. L’Envoyé d’Allah (saw) lui dit qu’il allait autoriser sa libération à une condition ; à partir de maintenant il n’allait participer à aucune activité contre les Musulmans, il n’allait plus réciter des poèmes satirisant l’Islam. Le poète donna sa promesse, par joie il récita même un éloge envers le Prophète (saw) : « Toi, tu es Muhammad l’Envoyé d’Allah. Tu es une telle personne, qu’avec l’aide du grand Allah, tu invites les gens à la vérité et au droit chemin. »[1] Il récitait son poème presque comme un Musulman. L’Envoyé d’Allah (saw) ayant construit sa vie sur la droiture et la confiance crut en sa parole et autorisa sa libération.

Suite à son retour à La Mecque, certaines personnes dirent qu’il tenait sa promesse, d’autres affirmèrent qu’il recommença de suite à satiriser les Musulmans dans ses poèmes. Par contre, ce qui est certain, c’est qu’Abou Azza fut aux côtés des mécréants Mecquois pendant la guerre d’Ouhoud, se faisant influencer par des promesses de biens mondains. Il motivait encore les ennemis de l’Islam avec ses poésies, il excitait encore les mécréants. Autant que dans cette guerre, les mécréants étant enragés de rancune et de haine, ils n’hésitaient même pas à molester les martyrs Musulmans.

Lorsque cette guerre dont le vainqueur n’était pas clair termina, Abou Azza se fit attraper parmi une troupe qui s’enfuyait. Lorsqu’il arriva en face du Prophète (saw), celui-ci regarda son visage d’un air lui rappelant sa promesse. Mais, Abou Azza était le même Abou Azza. Comme si sa trahison ne suffisait pas, il commença à chercher une voie de secours en énumérant de belles paroles l’une après l’autre. Abou Azza ne savait pas que devant lui se trouvait non seulement un Prophète clément, mais aussi un commandant d’armée intelligent, vigilant, attentif et un chef d’Etat. Durant toute sa vie, l’Envoyé d’Allah (saw) a tenu toutes ses promesses à tel point que même les polythéiste le nommaient Muhammad Al-Amin (L’honnête Muhammad). Dans un hadith, il a dit « Le croyant ne se fait pas mordre à deux reprises par le même trou de serpent. »[2] et, il ordonna de punir Abou Azza pour cause de crime de guerre.[3]

Il était impensable d’agir avec tolérance envers une personne ayant profité de la clémence du Prophète (saw) pour trahir. Avec cette attitude, il nous a montré les limites de la pitié et de la clémence. Le Prophète (saw), ne prenant aucune vengeance pour sa personne, ne s’est jamais tenu de faire le nécessaire lorsqu’il était question des ennemis de l’Islam et des personnes enfreignant les interdits d’Allah. Lors de l’événement des Bani Kourayza et de la rupture de l’accord de paix de Houdaybiya par les mécréants Mecquois il a agi de la même manière. Dans ces deux situations, ceux qui ont rompu l’accord ont payé le prix de ne pas avoir tenu leurs paroles.

Le Prophète (saw) ne s’est jamais tenu de faire le nécessaire lorsqu’il était question des ennemis de l’Islam et des personnes enfreignant les interdits d’Allah. Lors de l’événement des Bani Kourayza et de la rupture de l’accord de paix de Houdaybiya par les mécréants Mecquois il a agi de la même manière.

Dans l’histoire de l’humanité la tromperie et la duperie ont commencés d’une manière ironique au paradis et, depuis ce jour les fils d’Adam ont été dupés innombrablement par des causes diverses. Dans la Thora, il est raconté que satan qui trompa Adam (as) et Hawwa leur est apparu sous forme de serpent. Le serpent leur fit croire avec ses belles paroles que s’ils mangeraient le fruit de l’arbre interdits ils deviendraient des anges et, ils resteraient éternellement au paradis.[4] Malgré qu’Allah accepta le regret profond et le repentir de nos ancêtres enfreignant l’ordre, le lieu d’habitation n’est plus le paradis mais la terre.

Jusqu’au jour du Jugement Dernier, l’homme restera sur terre, étant tel un lieu de combat face à satan qui a juré de détourner du droit chemin les croyants.[5] Ainsi, satan travaille sans arrêt afin de faire entrer l’homme dans l’enfer et l’homme travaille sans cesse afin de retourner au paradis.

Dans ce bas-monde, les trous noirs dans lequel se cachent les serpents sont aussi nombreux qu’ils sont aussi attirants. Les excuses des egos prêts à être trompés sont déjà prêtes ; des fois les biens, des fois l’autorité-la position, des fois la lignée, des fois l’amour de l’époux (ou épouse) et des enfants entraînent les mains à s’allonger vers le trou du serpent. Les limites posées par Allah avertissant l’homme avec les livres et les prophètes qu’Il a envoyés face aux pièges de satan sont franchies une après l’autre. Les différents types de pêchés commis ; caché ou apparent, menant à l’incroyance ou pas, petit ou grand, comportant le droit d’autrui ou pas...

Satan prépare des pièges enjolivés pour ceux qui croient en Allah, les mauvaises choses qui ont été interdites leur sont montrées comme étant belles. Les gens qui ne sont pas de suite punis de leurs pêchés commis trouvent ainsi du courage et continuent à marcher sur les sentiers égarés. Ceux qui oublient qu’Allah ne néglige pas mais qu’Il donne un délai et qu’il y a une justice et le jour de la rétribution en prenant seulement en compte Sa miséricorde tombent dans une grande bévue. Notre Saint Livre nous fait savoir que la situation dans l’au-delà de la personne ne prenant pas de leçon de ses erreurs, commettant avec insistance les mêmes pêchés, ne ressentant pas de regret, ne se repentant pas et enfonçant sa main d’un trou de serpent à un autre sera réellement triste.

Notre Seigneur sait bien sûr que l’homme ne peut-être sans pêché. Le comportement convenant bien au croyant est de ressentir du regret suite à une erreur, de se repentir et de ne plus retourner à ce pêché. Lorsqu’il agit ainsi, le paradis lui est à nouveau rapproché.[6]

Lors du grand jour quelle personne intelligente voudrait être l’interlocutrice de la question : « Ô homme, qu’est-ce qui t’a trompé au sujet de ton Seigneur, le Noble ? »[7]

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[1]Ibn-i Hisham, es-Siyre, v.III, p.110

[2] Bukhârî, Adab 83; Mouslim Zouhd 63

[3] Ibn-i Hisham, es-Siyre, V.III, p.6,110,111.

[4] Sourate A‘râf/20-22.

[5] Sourate A‘râf/16-17.

[6] Sourate Qaf, 31-35.

[7] Sourate Infitar, 6.

 

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